GEORGES DIDI-HUBERMAN : SUR LE FIL (MINUIT)

"Sur le fil" de Georges Didi-Huberman (éditions de Minuit)

"Sur le fil" de Georges Didi-Huberman (éditions de Minuit)


Paru en mars aux éditions de Minuit, Sur le fil de Georges Didi-Huberman m'a interpellé car il semblait aborder certaines questions que je me pose dans un travail en cours (Comme un karatéka belge qui fait du cinéma). Lecture bénéfique, en l’occurrence. Le livre regroupe deux textes de l'auteur, auparavant publiés dans des ouvrages collectifs.
Le premier, L’œuvre sans chef interroge, à travers le travail de Pascal Convert, la notion de Chef d’œuvre, notion paradoxale puisque l’œuvre ainsi nommée devrait se suffire à elle-même or elle n'existe que par rapport à l'ensemble des réalisations de l'artiste. La question est de savoir si l'artiste, quand il crée une œuvre, cherche à créer un chef d’œuvre, son utopie, ou à poursuivre un œuvre, la création participant ainsi de "l’œuvre à l’œuvre" selon les termes de Heidegger dans De l'origine de l’œuvre d'art : "Ainsi, l’œuvre à l’œuvre est installante. Le produit artistique, quand l’installation d’un monde n’y constitue pas le caractère essentiel, n’est pas une œuvre d’art, tout juste un tour d’adresse qui n’a rien à voir avec ce qui est à l’œuvre, mais tente de faire « impression » en étalant une pure virtuosité bien vaine."
Ce premier texte introduit parfaitement le second, Commémorer sur le fil, où, à travers le travail de Steve McQueen et en particulier Queen and Country, Georges Didi-Huberman s'intéresse à l'artiste lui-même, celui que l'on rêve souverain et dont la soit disant libre création se révèle conditionnée voire contrainte par de nombreux facteurs. Il illustre son propos de nombreux extraits du texte de Jean GenetLe Funambule

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