TRAVAIL EN COURS : EN TOSCANE AVEC FORSTER

Avec vue sur l'Arno - EM Forster

Version initiale


À vrai dire, en dehors du Calcio et de la Juventus de Turin, je ne connais pas l'Italie et je ne sais pas si les images qui traînent dans ma mémoire proviennent de mon séjour là-bas ou des films et des romans que j'ai pu voir et lire. Ma Toscane est modelée par la lecture de Portrait de femme d'Henry James, d'Avril enchanté d'Elizabeth Von Arnim et bien sûr d'Avec vue sur l'Arno d'E.M. Forster et l'adaptation à l'écran qu'en a tirée James Ivory. Sans doute est-ce en partie à cause de Forster que  Florence est associée dans mon esprit à la fin de l'adolescence. Sur la piazza Signora, là même où, sous la plume du romancier anglais, l'Enfance de Lucy Honeychurch et de George Emerson s'engag[eai]ent sur le chemin bifurquant de la jeunesse, mes camarades et moi, trop insouciants pour prendre conscience de cette étape dans notre existence, posions comme les touristes que nous étions, pour une photographie devant la fontaine de Neptune, celle-la même au bord de laquelle l’Italien poignardé dans cette scène clé du roman perdra la vie. L’austérité de la place, encombrée de vacanciers, nous échappait. Sans doute une attention plus grande au discours de notre professeur qui s’attardait sur les statues qui rythmaient la place lesquelles n’évoqu[ai]ent pas l’innocence enfantine ou la gloire des jeunes étonnements mais la conscience d’une maturité achevée, comme l’écrivait l’auteur anglais. 

Version corrigée 



À vrai dire, en dehors du Calcio et de la Juventus de Turin, je ne sais rien de l'Italie. J’ignore si les images qui traînent dans ma mémoire proviennent de mon séjour là-bas ou de Chambre avec vue, le film de James Ivory. Sans doute, d’ailleurs, est-ce en partie à cause du roman de Forster dont il est adapté que Florence est associée dans mon esprit à la fin de l'adolescence. Sur la piazza Signora, là même où, sous la plume du romancier anglais, l’enfance de Lucy Honeychurch et de George Emerson s’engage[ait] sur le chemin bifurquant de la jeunesse, mes camarades et moi, insouciants, posions, en touristes, pour une photographie devant la fontaine de Neptune, à l’endroit même où, dans l’histoire, un homme poignardé perd la vie. L’austérité du lieu, encombré de vacanciers, nous échappait. Peut-être aurions-nous dû prêter attention au baratin de notre prof qui s’attardait sur les statues de la place lesquelles n’évoqu[ai]ent pas l’innocence enfantine ou la gloire des jeunes étonnements mais la conscience d’une maturité achevée.

"Ce Mexicain qui venait du Japon et me parlait de l'Auvergne" : sortie le 7 septembre  aux éditions Arthaud

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