SOUVENIRS DE NARBONNE : SALON DU LIVRE DU GRAND NARBONNE

Samedi 13 mai


Salon du livre du Grand Narbonne. J'ai pris le train de 8h07 à Paris, fait un changement à Montpellier où j'ai aperçu Gérard Gavarry avec qui je dois participer à une table ronde le lendemain, sur le thème du voyage. A la gare de Narbonne, nous sommes accueilli par Pierre V. Il nous conduit au salon où je retrouve Marine Savreux en charge de l'organisation de la manifestation. Elle m'accompagne jusqu'à ma table. Nous croisons en chemin Isabelle Camus, la libraire qui m'hébergera sur son stand durant le week-end. 
Ausitôt installé (il est bientôt 14h), nous devons partir déjeuner. Je partage la table avec Gérard Gavarry. J'ai commencé la lecture de son roman, Leucate Univers, dans le train, celle du roman d'Hubert Haddad, participant le lendemain à la même table ronde, plus tôt dans la semaine. Nous sympathisons. Rapidement, Gérard propose de passer au tutoiement.

photo Isabelle Camus
Photo Isabelle Camus

Je passe l'après-midi aux côtés de Miguel Haller, un auteur guitariste à la couleur (aux couleurs devrais-je dire) de cheveux improbable. Il ne s'en cache pas (comment le pourrait-il?), il se fait des teintures (pas toujours les mêmes à l'évidence). J'en distingue au moins quatre, trois sur la tête, une sur le bouc. Il est plutôt sympathique mais envahissant. C'est le genre d'auteur qui alpague le lecteur : "Je connais très bien l'auteur de cet excellent livre. Je peux vous en parler." Combien de fois ai-je entendu cette accroche dans le week-end ? 50, 100 fois peut-être. À la fin, je connais son argumentaire (efficace, il vend ses livres comme des petits pains) par coeur. En cadeau, aux lecteurs qui achètent, ils joue un morceau de guitare (il propose aussi ses disques). De l'autre côté, à droite, se trouve Gérard Lefort. L'épreuve Haller nous rapproche et nous finissons par aller prendre une bière, locale, la Tête plate, pour aérer la nôtre, en compagnie de Florence Cestac.

Photo Ahmed Tiab
Photo Ahmed Tiab

Une soirée est organisée pour les auteurs au théâtre de la ville, lecture musicale de La Fontaine et Brassens par Marie-Christine Barrault. Je retrouve là Ahmed Tiab. Sur le salon, nous sommes séparés par Miguel Haller. La situation nous rapproche. L'épreuve est la même pour lui. Sébastien Gendron nous rejoint. À la lecture de Marie-Christine Barrault, nous préférons poursuivre notre discussion et descendre un bouteille de Corbières. Dès la fin du spectacle, en compagnie de Marine, nous remontons le canal de La Robine jusqu'au centre de Narbonne et rejoignons une cave à bière où nous terminons la soirée joyeusement. Je rentre à l'hôtel vers 1h30 après avoir croisé un asticot malicieux, un âne sobre, et d'autres animaux plus ou moins fréquentables. Les intéressés comprendront. Les autres, veuillez me pardonner ce private joke. Vous trouverez tout de même une piste dans la photo ci-dessous.

Photo Ahmed Tiab
Photo Ahmed Tiab

Dimanche 14 mai


Le lendemain se tient à 11h30 la table ronde avec Hubert Haddad et Gérard Gavarry devant une quinzaine de personnes. Hubert Haddad est le premier à prendre la parole. Je ne comprends rien de ce qu'il raconte. Je ne sais pas si c'est lui qui baragouine ou moi qui subis encore les effets de l'alcool de la soirée. Mais au fur et à mesure de son intervention sa parole prend sens. Je me dis que c'est à l'instar de son roman. Gérard Gavarry est plus clair. Je serai bien incapable de me situer. Mes prestations ne sont jamais très convaincantes. D'ailleurs, Gérard me dit, alors que nous partons déjeuner ensemble à nouveau, que j'ai oublié de faire passer l'humour de mon roman dans mon intervention. Je lui raconte la fois où mon éditeur m'avait dit : "Quand je vous entends parler de vos livres, je n'ai pas envie de les acheter." Ce à quoi j'avais répondu : "Ça tombe bien, vous êtes là pour les vendre."

Photo Liliane Michaud
Photo Liliane Michaud
Je quitte le salon vers 15h30 après une dernière entrevue avec une lectrice, Liliane, propriétaire d'une cabane à Gruissan où a été tourné 37°2 le matin. À ma prochaine venue, nous y organiserons une rencontre avec son groupe de lecture. Elle m'a présenté Marc Pollet qui a acheté le Karatéka. Avant de partir, mon voisin, Miguel Haller, envahissant mais au fond très sympathique, m'offre le livre qu'il a écrit à partir des carnets de guerre de son grand-père. Isabelle Camus qui travaille aussi pour la librairie Payot de Nice propose de m'inviter dans le Sud-Est. Rendez-vous est pris. Nous filons à la gare, trop tôt. On aimerait prolonger un peu notre présence à Narbonne. La ville est belle. La brièveté de notre séjour exacerbe cette beauté et la magie du moment.

À la gare, on se salue. Départs par des trains différents. Le mien démarre à 16h09. À nouveau, un changement à Montpellier. Gérard Gavarry est resté à Narbonne, rentre par un autre train. Retour à Paris à 22H, quelques belles rencontres et de bons souvenirs dans la valise. 

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